ABÉCÉDAIRE ARTISANAT
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Le fondeur travaille le métal en fusion pour créer, par moulage, des objets et sculptures à partir d’un modèle original. Exerçant en fonderie industrielle ou en atelier de fonderie d’art, il transforme un modèle — souvent réalisé par un sculpteur — en pièce métallique fidèle, procédé qui remonte à des techniques ancestrales pratiquées depuis l’Antiquité et toujours vivantes aujourd’hui dans de nombreux ateliers spécialisés.
Il prépare le moule à partir du modèle original (technique de la cire perdue notamment pour la fonderie d’art), fait fondre le métal à très haute température, coule le métal en fusion dans le moule, puis procède au démoulage et à la finition de la pièce (ébarbage, ciselure, patine). Chaque étape demande une grande précision et une bonne connaissance des propriétés des métaux, la température de coulée devant être parfaitement maîtrisée selon l’alliage utilisé et la complexité de la pièce à réaliser.
La résistance physique, la précision technique et le respect strict des consignes de sécurité (manipulation de métal en fusion) sont indispensables. Dans la fonderie d’art, un sens artistique et une bonne collaboration avec les sculpteurs sont également essentiels pour restituer fidèlement l’œuvre originale, jusque dans ses plus petits détails et nuances de surface voulues par l’artiste.
La formation passe généralement par un CAP Fondeur ou un Brevet des Métiers d’Art Fondeur d’art, souvent suivi en apprentissage auprès d’une fonderie industrielle ou artistique. Le compagnonnage constitue également une voie de formation reconnue pour ce métier ancien, où la transmission orale du savoir-faire reste centrale, de maître à apprenti, au fil des années passées en atelier.
Le fondeur exerce le plus souvent en atelier ou en fonderie, comme salarié d’une entreprise industrielle ou d’une fonderie d’art. L’exercice en tant qu’artisan indépendant, après immatriculation au Répertoire des Métiers, existe également, notamment dans la fonderie d’art destinée aux sculpteurs et galeries, une activité qui suppose souvent un travail de commande sur devis, pièce par pièce ou en petites séries limitées.
Les débouchés se situent dans l’industrie (pièces mécaniques), la fonderie d’art (sculptures, éditions limitées) ou la restauration d’objets métalliques anciens. Avec l’expérience, un fondeur peut se spécialiser dans une technique particulière ou évoluer vers des responsabilités de production, voire créer son propre atelier de fonderie d’art au service de sculpteurs et de collectionneurs.
Enfin, ce métier ancien attire aujourd’hui des profils variés en reconversion, séduits par la dimension technique et artistique de la fonderie d’art. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat peut accompagner ces parcours de formation et d’installation, notamment pour les artisans souhaitant travailler en lien avec des sculpteurs ou des galeries d’art. Cette diversité de débouchés permet à un fondeur de choisir entre la sécurité d’un emploi salarié en industrie et la liberté créative d’un atelier de fonderie d’art indépendant.
Variantes réglementaires
Le métier de Fondeur d’art peut également s’exercer sous les variantes réglementaires suivantes, chacune faisant l’objet d’une déclaration d’activité spécifique auprès de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) :
Fondeur d’art Haute Facture — Variante destinée aux marchés du luxe et de l’exportation, avec un niveau d’exigence technique et esthétique renforcé.
Fondeur d’art d’Art & Restauration — Variante spécialisée dans la sauvegarde du patrimoine, avec une expertise en restauration d’objets et d’ouvrages anciens.
