Aménagement du temps de formation

ABÉCÉDAIRE CENTRES DE FORMATIONS

L’aménagement du temps de formation désigne l’ensemble des adaptations apportées par un centre de formation aux horaires ou au rythme d’un parcours, afin de répondre à une situation particulière rencontrée par un apprenant, qu’il s’agisse d’une situation de handicap, de contraintes professionnelles, familiales, ou de tout autre motif reconnu par l’établissement comme justifiant une organisation spécifique.

Pour le centre, la mise en place de tels aménagements suppose une organisation pédagogique suffisamment souple pour permettre, selon les cas, un allongement de la durée du parcours, une modification des horaires de présence, un recours accru à la formation à distance, ou encore un aménagement des modalités d’évaluation, sans que la qualité et la cohérence globale de la formation ne soient remises en cause.

Cette souplesse constitue par ailleurs une exigence explicite du référentiel national qualité, qui impose aux organismes de formation d’adapter leurs prestations aux publics bénéficiaires, notamment en situation de handicap, et de mobiliser les ressources internes ou externes nécessaires à cette adaptation, en lien le cas échéant avec les référents handicap dont la désignation est désormais généralisée au sein des centres de formation.

La mise en œuvre de ces aménagements implique une coordination étroite entre les équipes pédagogiques, administratives et, le cas échéant, les partenaires extérieurs tels que les services de santé au travail, les organismes spécialisés dans l’accompagnement du handicap, ou les financeurs susceptibles de prendre en charge des surcoûts liés à ces adaptations. Le centre doit ainsi documenter précisément les demandes reçues et les réponses apportées.

Au-delà de l’obligation réglementaire, la capacité d’un établissement à proposer des aménagements adaptés constitue un facteur important d’accessibilité et d’équité de l’offre de formation, permettant de sécuriser les parcours de publics qui, sans cette souplesse, pourraient être contraints d’interrompre ou de renoncer à leur projet de formation, renforçant ainsi la mission d’inclusion que s’assignent de nombreux organismes de formation aujourd’hui.