ABÉCÉDAIRE CENTRES DE FORMATIONS
La restructuration de la carte des formations désigne l’ajustement de l’ensemble des parcours proposés par un centre en fonction de l’évolution de la demande, qu’elle provienne des candidats à la formation, des entreprises du territoire, ou des priorités définies par les financeurs publics et les collectivités. Cette notion, proche de celle de restructuration de l’offre, insiste particulièrement sur la dimension cartographique et territoriale des choix opérés.
Pour un centre de formation implanté sur plusieurs sites, la restructuration de la carte des formations suppose d’arbitrer entre les différentes implantations : certaines filières peuvent être concentrées sur un site unique pour mutualiser les moyens pédagogiques et techniques, tandis que d’autres sont maintenues sur plusieurs sites afin de préserver la proximité avec les bassins d’emploi correspondants.
Ces arbitrages s’appuient généralement sur des données précises relatives à l’attractivité de chaque filière : nombre de candidatures, taux de remplissage des sessions, taux d’insertion professionnelle, ou retours des entreprises partenaires sur l’adéquation des compétences des sortants avec leurs besoins réels. Les organismes s’appuient de plus en plus sur des outils de pilotage internes pour objectiver ces décisions.
Le dialogue avec les collectivités territoriales et les branches professionnelles occupe une place importante dans ce processus, ces acteurs disposant souvent d’une vision complémentaire des besoins économiques locaux et pouvant orienter, voire cofinancer, certaines évolutions de la carte des formations, notamment lorsqu’il s’agit de répondre à des besoins émergents identifiés sur le territoire.
Enfin, la restructuration de la carte des formations s’inscrit dans une dynamique continue plutôt que dans une démarche ponctuelle : les centres de formation les plus performants intègrent cette réflexion de manière régulière dans leur pilotage stratégique, afin d’ajuster progressivement leur offre plutôt que de devoir procéder, par à-coups, à des réorganisations plus brutales et plus coûteuses.
Ces évolutions s’inscrivent par ailleurs souvent dans le cadre plus large des schémas régionaux de développement de la formation professionnelle, élaborés en concertation avec les régions et les partenaires sociaux, qui orientent les priorités territoriales en matière de filières à développer ou à consolider. Un centre de formation attentif à ces orientations régionales dispose d’une meilleure visibilité sur les évolutions attendues et peut anticiper plus efficacement les ajustements nécessaires de sa propre carte des formations.
